| Cet article propose un examen empirique de l’échec du Plan de Stabilisation par le Change (PSC) mis en place sous l’impulsion du FMI en Turquie à partir de janvier 2000. Nous estimons un modèle vectoriel à correction d’erreur à partir de données journalières, afin d’évaluer statistiquement l’influence des principaux facteurs habituellement mis en cause dans l’échec du PSC turc, au premier rang desquels un secteur bancaire fragilisé, un rétablissement trop lent des finances publiques et une baisse trop rapide des taux d’intérêt. Alors que la banque centrale de Turquie n'avait plus aucun instrument autonome pour contrôler les évolutions monétaires, les résultats soulignent que le programme a créé un arbitrage entre assainissement des finances publiques et stabilité d’un secteur bancaire surexposé aux risques de change et de taux, hypothéquant d’emblée très fortement ses chances de réussite. |
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